Filière laitière

De SPP La Fève
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Extrait du document « Le rôle des différents partenaires dans un projet d’éco-quartier : Agriculture paysanne et notion d’utilité publique pour les artisans de bouche »


Filière laitière


Entre 1990 et 2012, le nombre d’hectares consacrés aux céréales fourragères a reculé de 108'500 à 64'500, soit une baisse de 40 %. Les importations globales de céréales fourragères ont augmenté de 138 %. Parmi celles-ci, l’importation de blé fourrager a augmenté de 130 % en 11 ans et celle de l’orge de 44 %. Le volume importé de maïs grain, lui a augmenté de 720 % durant la même période ou, depuis 2006, de 165 %. Quant aux tourteaux (essentiellement soja, colza et tournesol), la hausse représente 194 % et 10 ans. 14/

Parallèlement à ces importations massives de fourrage, l’industrie laitière exporte environ 10 % du lait produit en Suisse sous forme de poudre (lait déshydraté). Cette exportation, qui bénéficie d’aides publiques, met sous pression le prix du lait à la production. Actuellement, selon Agroscope, le prix moyen à la production (env. 50 cts.) ne couvre pas, et de loin, le coût moyen de production (env. 1 franc).

Les conséquences de cette pression à la baisse sur les prix est la disparition d’un nombre considérable de producteurs de lait. De 150'000 producteurs en 1950, le nombre s’établissait à 31'000 en 2005 au moment où les structures de régulation du marché (contingentement laitier) qui fonctionnaient depuis la Première guerre mondiale ont été supprimées.

Comme dans le cas des productions végétales, ces phénomènes de concentration nuisent à la diversité biologique : diminution des races différentes de vaches, appauvrissement du pool génétique, diminution de la variété des micro-organismes qui ensemencent les fromages.


14/ Uniterre, Dossier pédagogique lait 2018.